Quid de l’électricité verte ?

Alors que les yeux sont toujours rivés vers la facture finale d’électricité, d’autres pans de l’économie électrique connaissent une actualité chargée.

C’est le cas des producteurs d’électricité verte, car la vente d’électricité va être régulée dès le 1er janvier 2016. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce sujet-clé pour les professionnels et les particuliers.

Le nouveau rôle des agrégateurs

Après les fenêtres qui produisent de l’électricité, place à une autre forme d’énergie verte. Le terme est étonnant, mais les producteurs d’électricité renouvelable vont devoir passer par ces « agrégateurs » afin de vendre leur énergie.

Depuis toujours, les producteurs disposaient d’un tarif d’achat spécial puisque toute l’électricité produite était vendue à EDF.

A partir de 2016, cette électricité sera mise en vente sur le marché de gros. La principale différence est que, même si le prix est garanti (comme dans la filière agricole par exemple pour les cochons ou les poulets), une importante part variable viendra compléter le prix de base.

De plus, ces producteurs avouent ne pas être des experts pour vendre cette électricité sur un marché. De la voix de leur patron, ils vont devoir se former et s’organiser pour conserver leur marge. N’oublions pas seuls les producteurs disposant d’une installation délivrant une puissance de plus de 500 kilowatts seront concernés.

Tous les secteurs sont concernés

Que ce soit le secteur éolien ou le secteur du photovoltaïque, tous sont concernés par cette mesure prenant effet dans quelques semaines.

Le principal risque n’est autre que la relation avec les agrégateurs, car les producteurs devront indiquer à l’avance leurs prévisions, et cela, n’est pas chose aisée. De plus, des pénalités pourraient s’appliquer si ces prévisions sont erronées. Les producteurs grognent déjà car estimer une production dans le cadre d’une énergie renouvelable est très complexe.

Le métier de producteur d’énergie verte est plus que jamais lancé dans une révolution plutôt subie. Les producteurs savent que leur secteur est encore en plein développement au sein de l’hexagone.

Gageons que cette transition se déroulera sans heurts, car les prix pourraient gonfler si les rouages de cette nouvelle mécanique ne sont pas bien huilés.

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